Qui est Teddy Vlock, le nouveau cavalier de Volnay du Boisdeville ?

Crédit : Scoopdyga

Jeudi 10 janvier - 16h18 | Lucas Tracol

Qui est Teddy Vlock, le nouveau cavalier de Volnay du Boisdeville ?

La nouvelle est tombée, Volnay du Boisdeville a quitté les écuries d’Alexandra Francart. Le prodigieux fils de Winningmood van de Arenberg poursuivra sa carrière sous la selle du jeune israélien Teddy Vlock. Quasiment inconnu en Europe, qui est le nouveau cavalier de l’un des meilleurs chevaux français ? 

 - Qui est Teddy Vlock, le nouveau cavalier de Volnay du Boisdeville ?

Ici en selle sur Cristobar, Teddy Vlock a évolué sur quelques-unes des plus belles pistes du monde comme ici à Paris.
Crédit : Scoopdyga

Aujourd’hui, Alexandra Francart nous a annoncé la vente de son extraordinaire Volnay du Boisdeville, qui ne représentera donc plus les couleurs tricolores comme il l’avait brillamment fait à plusieurs reprises en Coupes des nations Longines l’an passé, puis aux Jeux équestres mondiaux de Tryon. Désormais âgé de dix ans, l’étalon Selle Français né chez Hubert Hosteau défendra à présent les couleurs de l’Israël avec Teddy Vlock. 
 
Né Theodore Vlock, le jeune pilote qui fêtera lundi prochain ses vingt-et-un ans est issu d’une richissime famille américaine. Seul garçon d’une fratrie de quatre enfants, il est le fils de Karen Pritzker, dont la fortune est estimée à environ 5 milliards de dollars, ce qui la place dans les quatre cent plus grandes fortunes au monde d’après le classement Forbes. Son arrière-grand-père est notamment à l’origine de la création des hôtels de luxe Hyatt. 

Après avoir commencé l’équitation à douze ans, Teddy Vlock a fait ses débuts en compétitions internationales en 2015 lors du CSI 2* de Londres. Depuis, il a régulièrement écumé les plus beaux CSI 2* au monde, mais s’est aussi aligné en CSI 5* dès 2017, notamment à Paris, Cannes, Chantilly, ou encore Monaco. À ce jour, il ne compte que deux victoires internationales, dont une dans le Grand Prix CSI 1* de Versailles, en 2017. Son meilleur cheval Charly Brown, un fils de Diamant de Semilly, lui a jusqu'alors permis de prendre part à des épreuves à 1,50m. 

Un ambitieux qui sait s'entourer

Un ambitieux qui sait s'entourer - Qui est Teddy Vlock, le nouveau cavalier de Volnay du Boisdeville ?

Afin de progresser, Teddy Vlock s'offre les conseils de l'Irlandais Darragh Kenny.
Crédit : Sportfot

Bien décidé à poursuivre sa progression, l'héritier d'un immense empire financier sait s'entourer des meilleurs pour réussir. Élève de Darragh Kenny, l’Irlandais à la tête de la structure Oakland Stables, Teddy Vlock est basé à Wellington, en Floride, mais concourt très régulièrement en Europe au printemps et en été. Il a représenté jusqu’en 2018 les États-Unis, mais portera dès cette année les couleurs de l’État d’Israël, dont les rangs ne cessent de s’étoffer. Avant lui, Danielle Goldstein, Alberto Michán Halbinger, Daniel Bluman, et plus récemment Tressy et Robin Muhr ont également fait le choix de changer de drapeau pour représenter l’état hébraïque. L’arrivée de Teddy Vlock mais aussi de Volnay du Boisdeville représente en tout cas un apport intéressant pour le drapeau bleu et blanc, qui devrait pouvoir compter sur l’ambition du jeune cavalier et du talent de l’étalon. D’ailleurs, l’achat du Selle Français aurait pour visée la participation à un grand championnat. 
 
Le quotidien du jeune homme ne se limite pas à l’équitation, puisqu’il est également étudiant, mais aussi entrepreneur. En quatrième année de psychologie, il fréquente les bancs de la très prestigieuse université de Yale, dans le Connecticut, et fait donc les voyages jusqu'en Floride pour concourir régulièrement à Wellington. Il est aussi le co-fondateur de T&R Devlopment, qui propose à la vente des écuries d’exception à Wellington. 

La tournée de concours du Wellington Equestrian Festival venant tout juste de débuter, on imagine que Teddy Vlock fera ses débuts avec Volnay du Boisdeville dans les semaines qui viennent. Affaire à suivre...  

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Réagissez

  • SpeedyRomy - le 11/01

    Beaucoup d'hypocrisie. La plupart ici et j'en fait partie ferait exactement la même chose avec des moyens pareils, à savoir s'entourer d'un bon coach, dans une bonne structure et acheter de bon chevaux maîtres d'école. Je ne doute pas qu'avec ces moyens et cet encadrement le cheval recevra les meilleurs soins. Obtiendra-t-il les même résultats que s'il était resté sous la selle d'un grand cavalier ? Peut être pas mais après tout le cheval s'en fout un peu des médailles ! D'autre part héritiers de grosses fortune ont déjà fait preuve de leur talent et sens du travail (Reed Kessler, Lucy Davis médaillée mondiale et olympique, la famille Allen n'est pas à plaindre non plus il me semble, la famille Sadran ...). La tristesse est en effet de ne pas avoir en France de grand marchands comme en Belgique avec Stephan Conter, Verloy, Mathy qui vendent tellement qu'ils peuvent garder des cracks comme vitrine, des grand mécènes comme Mme Winter-shulze en Allemagne (on en a quelques un mais pas assez) ou de grands étalonniers comme aux Pays Bas (VDL) ou en Allemagne (le Holstein Verband). Je pense par ailleurs que pas mal de cavaliersfrançais ne diraient pas non de coacher un(e) fils/fille de riche et d'en profiter pour monter se cracks chevaux à l'image de pas mal d'américains, de Henrik von Eckerman avec les Tovek ou de Cian O'Connor !

  • Gandalf - le 11/01

    Et je ne doute pas de revoir Sydney au mieux.. ce sont de jeunes cavaliers qui ne peuvent pas avoir des résultats aussi rapidement que des cracks cavaliers expérimentés comme bosty ou whatelet.. arrêtez d'être jaloux et reconnaissez que ce commerce de fils de comme vous dites fait du bien économiquement à la filière... sportivement C est une autre histoire.. espérons juste que ces belles ventes permettent aux éleveurs et propriétaires d'avoirles reins plus solides pour se permettre de garder les bons chevaux par la suite..

  • Gandalf - le 11/01

    Conrad à été revu avec des résultats plus que correct avant qu'il ne soit blessé (et ça arrive même à nos cavaliers français

  • tingting - le 11/01

    Ils sont peut-être travailleurs, respectueux, biens encadrés mais les cracks qu'ils achètent à prix d'or disparaissent quand même de la circulation : Conrad de Hus, Sydney une Prince et j'en passe, du gâchis !!!...

  • muybien29 - le 10/01

    Quelle jalousie kerpan66 c'est grave cette relation à l'argent en France! Vous auriez tous les moyens financiers de tous ceux que vous citez vous aussi vous vous acheteriez les meilleurs chevaux ! Quelle hypocrisie!

  • rosetta2303 - le 10/01

    Allez TOF, je mets une petite pièce ! Je parie que Kévin Staut va revenir rapidement dans le top 10 ! Si c'est pas Février, ce sera Mars ! La liberté lui donne des ailes ! Quant au jeune cavalier israélien, il a l'air d'un bon pilote avec une belle écurie et est entrainé par Darragh Kenny...

  • TOF - le 10/01

    C'est la course a l'armement que les mécènes français perdent avec 0 cavalier français dans le top 10

  • Gandalf - le 10/01

    Triste? Pas pour l'éleveur.. Ni pour A Francart ( même si ça va être sentimentalement difficile au debut).. C est tellement difficile de faire tourner un élevage ou une ecurie... et je ne pense pas qu'on puisse comparer tous ces jeunes américains (ou israélien mais de culture américaine ) avec les quataris.. l'argent les aide beaucoup C est sûr mais ils sont travailleurs et respectueux..

  • kerpan66 - le 10/01

    argent, argent, fils d' une des plus grosses fortunes du monde... encore un bon cheval style Paloubet d'along que l'on risque de ne plus voir....ainsi va le monde équestre, triste

Le mag

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